Je n’aurais pas pu rêver de meilleure conclusion pour mes billets sur ce blog. Quand nous avons créé celui-ci il y a quelques semaines, nous avons eu de la difficulté à en définir clairement le sujet. En brainstorming, j’essayais de structurer ma pensée : « Ben oui les gars, ce que j’aurais envie de partager, c’est la manière dont le Web démocratise tout. Avant, si tu n’avais pas d’argent et pas de contact, il y avait pleins d’avenues qui ne t’auraient jamais été accessibles. Tu ne pouvais pas être un artiste connu, parce que tu n’as pas d’agent, ni un politicien, parce pas d’appui, et ainsi de suite. »
En fait, avant le WWW, l’argent et les relations primaient sur le talent : who you know is who you are. Maintenant, c’est le talent qui prime, et la population qui choisie PARCE QUE TOUT EST ACCESSIBLE SUR LE WEB…
Ces idées, que nous n’arrivions pas à canaliser en quelques mots plus précis, Chris Anderson les a développées dans son nouveau livre Free. En bref, ce qu’Anderson présente, c’est l’idéologie de gratuité des nouveaux modèles d’affaires en ligne. Wikipédia, annonces classées, musique en ligne, informations sur l’actualité, moteurs de recherche, réseaux sociaux : tout est disponible en temps réel mais surtout, tout est disponible de façon tout à fait gratuite sur le Web.
La gratuité est donc le futur pour les entreprises en ligne. C’est comme ça, faut s’y faire. Ok, mais comment? Comment créer un modèle d’affaires rentable, quand on offre nos produits/services pas seulement pour des pinottes, POUR RIEN!?! À nouveau, ça ramène à l’idée que notre économie change, et que les entreprises n’ont PAS le choix de s’adapter. Avant, les entreprises pouvaient se permettre de nous faire payer pour tout : dans plusieurs industries, le nombre de joueurs étaient limité. Il n’y avait que quelques chaînes de télévision, quelques journaux, quelques librairies : la rareté justifiait qu’on paye. Pas besoin de vous faire cours d’économie 101, sur l’offre et la demande.
Mais quand tout le monde peut s’exprimer sur un sujet sur Internet, pourquoi payer pour des vieilles nouvelles de la veille, que tu les recevras en plus sur du papier sale? Sur Internet, il y a de place pour tout le monde, et quoi de mieux pour attirer l’attention et susciter le viral que du gratuit? Alors pourquoi les industries traditionnelles refusent-elles de s’adapter? La raison est simple selon Seth Godin sur son blog : dans un monde gratuit, tout le monde peut jouer. Reste juste à voir comment rentabiliser tout ça.
C’était probablement le dernier billet sur le blog, avant un petit bout. Le projet est terminé, mais on se reverra probablement pour quelque chose de nouveau cet automne. En attendant, merci d’avoir été là, merci de nous avoir lu et encouragé. À bientôt!
- Pascale
#1 by Olivier at July 24th, 2009
| Quote
Moi j’ai un autre point de vue sur la gratuité absolue… Ultimement c’est pas viable. Même à l’ère digitale, tout ce qui nous parait “gratuit” ne l’est pas réellement (pour reprendre l’exemple de youtube cité par anderson).
Si tu as deux heures à investir, je te conseille la critique de free par Malcolm Gladwell
http://www.newyorker.com/arts/critics/books/2009/07/06/090706crbo_books_gladwell?currentPage=1
BTW, bravo pour votre blog… tu vas continuer seule après ? Ou t’arrêtes tout ?
#2 by Pascale at July 24th, 2009
| Quote
@Olivier Wow 2 heures??? Hahah, peut-être s’il continue de pleuvoir comme ça! Je t’en donne des nouvelles.
Pour le blog, j’aimerais bien continuer, mais je pense que ça va être un peu dur pendant le mois d’août… J’ai un cours de mise à niveau au HEC pendant 3 semaines, et j’ai mes finaux de Bacc, mon déménagement, bal, etc…
Peut-être après, et sinon, je partirai qqc chose d’autre! Merci pour le lien et le compliment! xx
#3 by Olivier at July 24th, 2009
| Quote
tant que tu restes sur Twitter c’est correct